Spermiologie – Spermogramme

 

Dans le domaine de la biologie médicale  la spermiologie représente une spécialité à part entière, qui a pour but d’étudier la quantité et la qualité du sperme et donc des spermatozoïdes. Cette discipline s’intéresse aux caractéristiques de l’éjaculat en tant que contribuant à la fécondation. L’activité de cette unité se concentre sur l’étude du sperme éjaculé (recueil au Laboratoire de spermiologie) avec la réalisation du spermogramme, du spermocytogramme, de la spermoculture, du test de capacitation et de survie des spermatozoïdes ainsi que le test post-coïtal (test de HUHNER).

Analyse de la Fertilité : Le Laboratoire de spermiologie contribue au diagnostic biologique de l’infertilité, attribuée à des facteurs masculins dans environ la moitié des cas, en amont de la procréation assistée à la demande des gynécologues, urologues-andrologues, endocrinologues et autres professionnels de santé (voir analyse de fertilité).

 

Le Laboratoire LA SCALA dispose d’une unité spécialisée de spermiologie à Paris 15e (sur rendez-vous du lundi au samedi de 8h à 13h) disposant d’un équipement spécialisé et un personnel qualifié.

Les patients seront reçus par un professionnel de santé qui leur expliquera les conditions de l’examen ainsi que le délai de rendu des résultats (spermogramme, etc). Les analyses réalisées au laboratoire sont notamment :

  • Spermogramme et Spermocytogramme
  • Test de migration et survie
  • Spermoculture
  • Test post-coïtal de Hühner

 

 

  • Le spermogramme est réalisé après un délai d’abstinence court, de 3 à 5 jours. Il est important d’analyser la mobilité des spermatozoïdes selon 4 classes : la mobilité progressive rapide, la mobilité progressive lente, la mobilité non progressive et l’absence de mobilité. La mobilité progressive est un paramètre important. Une valeur supérieure à 50% permet au spermatozoïde d’exercer son pouvoir fécondant de manière optimale.
  • Le spermocytogramme, indissociable du spermogramme, étudie la morphologie des spermatozoïdes après la coloration d’un frottis sur lame. Il détermine les pourcentages de spermatozoïdes normaux (formes typiques) et anormaux (formes atypiques), après évaluation minimale de 100 cellules. Les anomalies intéressent, de manière isolée ou associée, la tête, la pièce intermédiaire ou le flagelle. La classification des anomalies peut-être réalisée selon les critères définis par David ou Krüger. La classification de David considère qu’un sperme normal contient au moins 30% de formes atypiques. La classification de Krüger est intéressante puiqu’elle a permis de déterminer une valeur seuil de 4 % de formes typiques, au dessous de laquelles les chances de succès en fécondation in vitro sont nettement diminuées. Une anomalie décelée au spermogramme (et/ou au spermocytogramme) impose impérativement un contrôle 3 mois après le premier prélèvement, en raison de la durée de la spermatogenèse (74 jours).
  • La spermoculture permet de rechercher agents infectieux responsable d’hypofertilité. Elle comprend de manière systémique la recherche de germes banaux dont N. gonorrhoeae, Mycoplasmes, mais également de parasites comme T. Vaginalis. La numération des colonies obtenues après isolements sur milieux spécifiques admet au seuil au delà duquel la bactérie est considérée comme pathogène : 5.10e3 UFC pour les enterobacteries, haemophilus ou Streptocoques Beta hémolytiques; 10e4 UFC pour les bactéries saprophytes comme les Staphylocoques coagulase négative ou les corynébactéries. L’interprétation des résultats est souvent difficiles en raison d’une contamination fréquente du prélèvement par les bactéries de l’urètre antérieur. D’autres anomalies peuvent évoquer une infection du sperme sans pour autant être pathognomoniques (asthénozoospermie, prédominance de flagelles enroulés). La recherche de Chlamydia trachomatis fait l’objet d’une demande spécifique s’inscrivant dans le cadre d’un bilan de stérilité ou celui d’une insémination intra-utérine. La technique la plus sensible est une technique de biologie moléculaire, la polymérase chaine réaction (PCR). Cependant la mise en évidence de Chlamydia trachomatis est rendue difficile par l’existence fréquente d’inhibiteurs dans le plasma séminal. Une recherche par PCR sur premier jet d’urine permet de pallier à ces difficultés d’interprétation.

 

 

Le test post coïtal (test de Hühner) est réalisé 9 à 24 heures après le rapport sexuel, programmé dans une période proche de l’ovulation (2 à 3 jours avant la date présumée de l’ovulation). Le prélèvement chez la femme est effectué à 3 niveaux : cul de sac postérieur vaginal, exocol et endocol. La qualité du mucus cervical est définie selon 5 paramètres (volume, viscosité, filance, cristallisation en feuille de fougère et cellularité). Une lecture au microscope détermine le nombre de spermatozoïdes mobiles dans chaque prélèvement. Un test de Hühner est positif lorsqu’on observe, au niveau de l’endocol, au moins 10 spermatozoïdes mobiles progressifs par champ (grossissement 400). Un test négatif, ou faiblement positif nécessite la réalisation d’un spermogramme afin d’évaluer plus précisément les différents paramètres spermatiques.

 

 

Sur simple demande le résultat pourra vous être commenté, dans notre laboratoire de Paris 15e, par un biologiste expert dans la spécialité.